C’est cela. C’est la fin de la recherche spirituelle. La liberté, la joie, l’illumination ne sont à trouver nulle part ailleurs qu’ici : juste devant nous...
LA VIE SANS CENTRE: L’Éveil du Rêve de la Séparation
Jeff Foster suggère qu’il n’existe que l’apparence de
la vie, sans individu en son centre, qui puisse jamais s’échapper
même s’il le voulait.
Jeff Foster est diplômé de l’Université de Cambridge
en Astrophysique. Peu après la fin de ses études, des événements
de la vie l'ont conduit dans une recherche spirituelle intensive, qui s’est
achevée par l’évidence qu'il n'y avait, pour commencer,
rien à trouver…
Il écrit actuellement et donne des conférences (satsangs) en Angleterre, Europe, Amérique, etc, sur ce qu'on nomme
la « non-dualité » (« Advaita »), mais qu'il préfère appeler
« l’évidence absolue ». (La « non-dualité » réfère à l'identité ou l'inséparabilité
fondamentale de nombreuses distinctions, valides ou utilitaires à un
niveau relatif, mais ultimement redéfinies comme n'étant que différents
aspects d'une même réalité...)
Toute la recherche spirituelle ne serait rien d’autre qu’un jeu
que nous jouons avec nous-mêmes, le jeu cosmique. Nos efforts pour trouver
l’illumination spirituelle, dans le but d’échapper à
la souffrance et de faire que ce monde ait un sens, tournent court le plus souvent.
En fait, ces efforts ne font que renforcer le sentiment de séparation
et de manque qui nous hante.
Ici, au beau milieu de notre vie, la liberté et l’illumination
sont toujours présentes, toujours disponibles. Êtes-vous prêt
à recevoir ce message ?
La Vie sans Centre Auteur: Jeff Foster 18.00EUR Traduit de l'anglais par Laya Jakubowicz ISBN 2-910677-72-9 184 Pages << Lisez
ce livre lentement. Laissez-le vous pénétrer, laissez-le vous
imprégner. Si vous vous surprenez à vous précipiter pour le lire,
demandez-vous pourquoi. Qu'espérez-vous en tirer ? Qu'essayez-vous
d'atteindre ? Qu'attendez-vous ? Attendez-vous un « déclic » ?
Espérez-vous que l'illumination descende sur vous dans un grand
déchirement de lumière ? Espérez-vous « comprendre » ? Sentez-vous que
vous avez « presque compris » (et n'est-ce pas la même chose qu'espérer
comprendre) ? En fait, chaque phrase de ce livre pointe dans la même
direction. Tant qu'existera cette croyance qu'il y a « quelque chose à
saisir », l'apparence qu'il y a « quelque chose à saisir » continuera
de se présenter. Vous comprenez ?" >>
Téléchargez des extraits du livre : (Faites un clic droit sur le lien ci-dessous & Enregistrer la cible du lien sous...) Le Royaume
<< Dans un style contemporain,
simple et lucide, non dénué d’humour et de poésie, ce livre coupe
court à toute la confusion et frustration qui entourent ladite
recherche spirituelle, et il revient toujours vers le plus simple et
le plus profond des messages : ce moment est tout ce qui est…>>
Extraits:
Q : Vous me semblez dire que tout est parfait. Eh bien, ici, tout n'est certainement pas parfait ! Comment est-ce pour vous ?
JEFF: Le mot « perfection » est, comme tout mot, mort au
moment où il est émis, alors que la réalité, cela, est vivante,
vivante, vivante, changeant toujours, se transformant en permanence,
toujours fraîche, toujours excitante ! Peut-être c'est ce que signifie
vraiment la « perfection », la perfection de toute cette sacrée
pagaille telle qu'elle est ; une perfection qui embrasse toute
imperfection. Ce ne serait pas vraiment une très bonne perfection, si
elle ne le faisait pas, n'est-ce pas ?
Ce dont je me rends
compte, actuellement, c'est que tout est si intéressant, la douleur est
intéressante, la détresse est intéressante, le génocide est
intéressant, les sociétés sont intéressantes, la situation en Irak est
intéressante, mon collègue de travail qui hurle après moi, également ;
alors qu'auparavant tout était si sérieux, si mortellement sérieux. La
vie a pris la qualité du rêve, du jeu, du spectacle. Il en a toujours
été ainsi, je l'avais apparemment oublié.
Il ne s'agit pas d'un
détachement froid. Je pourrais sans doute encore encourager un
protestataire anti-guerre, verser une larme sur un roman sentimental,
ou rire devant un stupide film comique pour adolescents, c'est
simplement que plus rien de tout cela ne me touche en profondeur
dorénavant. Même la douleur intense semble être entourée d'un immense
espace. Je ne peux simplement plus me convaincre de quoi que ce soit,
et le passé semble si irréel…
Q : J'ai essayé d'en finir avec les pensées, depuis des
années. Mais même si mes pensées ne sont pas présentes pendant un laps
de temps, elles reviennent. Être dans un corps souffrant et malade est
un problème. Ce monde est un problème. Je ne suis pas fait pour cela !
Avec la « réalisation » (à défaut d'un autre mot !) les
pensées ne s'arrêtent pas. C'est l'erreur principale que les gens font,
semble-t-il. Les pensées continuent, mais peut-être il est vu que les
pensées ne sont pas personnelles. Elles se présentent et disparaissent
dans la conscience, comme des nuages qui passent dans le ciel.
L'erreur que les gens commettent est d'ESSAYER d'arrêter les pensées.
C'est d'emblée condamné à l'échec et à la frustration, car l'effort
pour arrêter les pensées n'est que davantage de pensées. Si nous
essayons de stopper les pensées, nous ne faisons qu'ajouter plus de
niveaux de pensées. Nous essayons d'arrêter les pensées avec des
pensées. C'est sans espoir !
La raison pour laquelle je dis : vous
êtes déjà libre,vous êtes déjà libéré, est que déjà la pensée n'est pas
personnelle, déjà le soi est une illusion, dans le sens où ce n'est
qu'une autre apparence dans la conscience.
Si vous êtes déjà ce que
vous recherchez, pourquoi ressentez-vous que vous ne l'êtes pas ? Parce
que vous continuez à chercher ! C'était l'ultime message de Ramana
Maharshi. Toutefois, pour ceux qui « ne l'avaient pas bien compris »,
il a enseigné, également, de chercher la racine du « je ». Finalement,
il sera vu que c'est une illusion, et donc, toute la recherche
s'évanouira. C'est le paradoxe. Vous êtes déjà ce que vous recherchez,
vous êtes la Conscience même, vous êtes l'Esprit, mais vous croyez que
vous ne l'êtes pas, et donc, vous le recherchez dans le futur. Mais ce
que vous Êtes doit être présent, maintenant, en cet instant.
Qui
vous Êtes doit être à 100% présent, en cet instant. C'est pourquoi
chercher dans le futur est la chose même qui vous empêche de le voir
maintenant. La recherche EST l'ego même dont vous voulez vous
débarrasser.
Pouvez-vous voir que seul un ego peut rechercher
l'illumination en tant qu'événement futur ? C'est un ego qui désire
être libéré de l'ego. Voilà, le paradoxe…
Et il n'y a personne qui ne soit « pas fait pour cela ». Ce n'est même pas possible.
Q : Ce message semble très complexe et très intellectuel…
Eh bien, c'est le plus simple de tous les messages. C'est tout ce qui
est. Mais le mental interprète et dit « Je dois faire quelque chose
pour obtenir cela ». Non, tout ce que vous faites, c'est ajouter plus
de pensées. Observez simplement le mouvement des pensées, vous
entraînant dans un moment futur où vous serez « illuminé ».
Revenez
au moment présent. Qui est celui qui veut l'illumination ? Cet ego doit
être présent maintenant. Cet ego EST la pensée. Qui est conscient de la
pensée, qui est conscient du petit soi individuel ? Quand vous
« verrez » (et c'est déjà le cas, vous ne l'admettez simplement pas)
tout paraîtra si évident, si naturel, si ordinaire que le mental dira
« ce ne peut pas être cela ! » Vous vous en voudrez d'avoir cherché
quelque chose de spectaculaire pendant toutes ces années. C'est le
sentiment que « ce ne peut pas être cela ! » qui bloque. Car, c'est
cela, maintenant ! L'illumination n'arrive pas avec un éclair de
lumière fluorescente et des explosions de feux d'artifice. C'est
simple, évident, absolument ordinaire. C'est la fin de toute recherche.
Mais ce n'est pas quelque chose à atteindre. C'est quelque chose
qui est déjà là. Il n'y a rien que vous ne puissiez faire ou ne pas
faire pour « l'obtenir ».
Aucune recherche n'est donc plus
nécessaire. Vous êtes déjà illuminé. La Réponse à toutes les Réponses
doit être présente maintenant. Vous n'avez pas besoin du futur pour
être qui vous êtes, ou devenir ce que vous êtes.
La fin.
Ainsi nous arrivons à la fin. La fin est en réalité le commencement.
C’est cela. Nous avons enfin trouvé le Paradis. Le Paradis était toujours là, vraiment ici devant nous, il ne nous a jamais quitté. Nous ne l’avons donc pas vraiment trouvé, puisque vous ne pouvez pas trouver quelque chose que vous n’avez jamais perdu, non ?
Le Paradis c’est :
Tenir ce livre dans les mains.
Respirer. Inspirer, expirer, inspirer, expirer…
Le coeur qui bat dans la poitrine.
La sensation de vos cuisses sur la chaise.
Les pensées qui tournent dans la conscience.
Les bruits dans la pièce.
Toutes les formes apparentes qui vous entourent. Leur apparente solidité. Leur forme, leur couleur, leur texture.
Le dur et le mou, le lumineux et le sombre, le chaud et le froid, et toutes les gradations et variations entre ces extrêmes. Voyez – le miracle est là partout, mais pour une raison quelconque, nous avons passé nos vies à rechercher plus, beaucoup plus.
Lorsque cette recherche futile est « vue » par personne, cela devient véritablement intéressant. Lorsque la recherche pour un sens se dissout, cela devient immensément signifiant. Lorsque la recherche pour le sacré et le divin s’effondre, Dieu est révélé dans toutes les choses de ce monde.
Prenez un moment maintenant. Posez ce livre. Regardez autour de vous.
Cela est le seul mystère : le fait que vous soyez ici, que c’est maintenant, qu’il y a des choses, apparentes ou autre, qu’il puisse exister un mouvement, le temps, l’espace, les autres, que tout cela soit possible…
Cela est l’unique miracle, et c’est toujours là devant nous.
Et le miracle inclut tout, la souffrance autant que le plaisir, la haine autant que l’amour. Le terrorisme, les personnes qui gagnent à la loterie, les maladies cardiaques, les guerres, les génocides, la télévision dans la journée, tout cet incroyable et magnifique bazar. Des coeurs se brisent, des larmes coulent, des cancers ravagent des corps partout dans le monde – le miracle inclut tout cela également. Ce n’est pas un livre sur comment « tout est parfait » comment « la souffrance n’existe pas » ou comment « il n’y a pas de soi ». Ce serait réduire l’extraordinaire complexité et l’indéniable mystère de la vie à une simple croyance.
La vie est, quoi que nous croyons ou ne croyons pas. Ce moment est, quand bien même nous y résistons de toute nos forces ou essayons de le fuir. Mais, aucune fuite n’est vraiment nécessaire. Ce monde n’est un problème que du point de vue de l’individu séparé, qui s’efforce de faire quelque chose de sa vie avant de mourir, qui essaye de rester en sécurité, de réussir, de trouver un sens dans un monde qui n’en a pas en apparence, d’être populaire, de trouver l’amour, d’éviter la peine et la souffrance…
Cependant, comme l’existence de l’individu séparé et isolé commence à être démasquée, cette histoire de vie apparente commence à être vue pour ce qu’elle a toujours été : un rêve, ni plus ni moins ; une narration qui se déploie dans la conscience, une histoire, un film, une pièce, un grand jeu cosmique.
Un jeu n’est sérieux que lorsque l’on oublie qu’il s’agit d’un jeu.
En apparence, rien n’est changé : Il y a toujours le vide et la forme, la douleur et le plaisir, des corps en mouvement et d’autres au repos, « moi » et « vous », nos relations apparentes, nos histoires de vie compliquées, et les nuages, les arbres, les rivières, les fleurs, les oiseaux, et les bébés qui naissent, et des proches qui meurent, et le soleil qui se lève et se couche chaque jour…
Cependant, en dessous de tout cela, il y a un amour et une sérénité que je ne pourrai jamais mettre en mots.